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La GIRE dans le Bassin du Haut Niger
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La GIRE dans le Bassin du Haut Niger

La gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) est un processus de partage et d’utilisation équitable des ressources en eau, sans compromettre la durabilité des écosystèmes vitaux et de l’environnement.

La GIRE bassin du Haut Niger

La gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) est un processus qui favorise le développement et la gestion coordonnés de l’eau, des terres et des ressources connexes afin d’améliorer équitablement le bien-être économique et social, sans compromettre la durabilité des écosystèmes vitaux et de l’environnement. La  GIRE est de plus en plus appliquée dans le monde entier pour les politiques et la gestion des ressources en eau (source : https://www.gwp.org/

La base de la GIRE est que l’utilisation et les différentes usages de ressources en eau rares sont interdépendantes. Les exigences élevées en matière d’irrigation signifient moins d’eau douce pour les écosystèmes. Les eaux usées polluées et industrielles polluent les rivières et menacent les écosystèmes ; si l’eau doit être laissée dans un réseau fluvial pour protéger les pêches et les écosystèmes, moins peut être déboutée pour faire l’agriculture. Il existe beaucoup plus d’exemples de la façon dont l’utilisation de l’eau est interdépendante. En particulier au Sahel, où l’eau est une ressource rare et variable, cela est ressenti par tous les secteurs et utilisateurs. Perdre de l’eau n’est pas une option. Une distribution durable et un accès adéquat aux ressources en eau au Sahel sont hautement prioritaires.

ConsultationL’importance de la GIRE dans le bassin du Haut Niger et dans le delta intérieur du Niger est reconnue depuis longtemps par le Mali et la Guinée, et plusieurs programmes et projets ont été menés au cours des dernières décennies pour soutenir le processus GIRE. Le Mali et la Guinée sont confrontés à une insuffisance  de ressources humaines et financières pour mettre en œuvre la GIRE dans le bassin, mais en même temps des progrès ont été réalisés dans le développement d’instruments pour soutenir le processus de cette GIRE.

Les deux pays travaillent sur une politique nationale de l’eau, en tant que cadre pour la GIRE. En Guinée, la politique nationale de l’eau est en préparation ainsi que le plan d’action pour le développement (PAGIRE). Au Mali, le Plan national de l’eau a été mis à jour récemment (voir ci-dessous).


Vision et objectifs du Plan National de l’Eau

En 2019, le Mali a procédé à l’actualisation de sa Politique Nationale de l’Eau adopté en 2006 et de son code de l’eau adopté en 2002. Cette actualisation se justifie par les défis auxquels le sous-secteur de l’eau est confronté. Ces défis et les enjeux sont liés :

  • aux caractéristiques physiques du pays, en lien avec la croissance continue de la demande en eau en quantité et en qualité du fait du développement continu du pays et ce, dans un contexte de dégradation de la qualité de la ressource, toute chose qui va inévitablement déboucher à moyen et long terme sur des compétitions, voire des conflits dans les usages de l’eau ;
  • à la connaissance et au suivi des ressources en eau, avec d’une part l’insuffisance des ressources humaines pour assurer le suivi optimum des ressources en eau, et d’autre part, l’insuffisance des ressources financières pour couvrir correctement les charges liées au suivi de ces ressources en eau ;
  • au financement du sous-secteur de l’eau, dont la problématique se pose en termes de mobilisation significative des ressources propres sur le plan national, afin de réduire la trop grande dépendance du sous-secteur de l’eau vis-à-vis du financement extérieur ;
  • aux changements climatiques, dont les manifestations à travers les effets néfastes des phénomènes climatiques extrêmes constituent un grand handicap pour le développement du pays en raison des impacts négatifs sur les ressources en eau et
  • à la gouvernance du sous-secteur de l’eau.

La vision de la  Politique Nationale de l’Eau actualisée est : d’ici 2030, les ressources en eau du Mali sont connues et gérées efficacement, pour réaliser l’accès de tous à des services d’approvisionnement en eau et à une gestion durable des ressources en eau, afin de contribuer au développement durable du pays.

L’objectif général de cette Politique Nationale de l’Eau actualisée est de contribuer au développement durable du pays, en apportant des solutions appropriées aux problèmes liés à l’eau, en tenant compte des effets des changements climatiques, et dans une perspective de gestion durable des ressources en eau. Les objectifs spécifiques sont :

  1. Satisfaire durablement les besoins en eau, en quantité et en qualité, d’une population en croissance, et d’une économie en développement, dans un environnement de plus en plus affecté par les activités anthropiques et les changements climatiques.
  2. Développer et mettre en place l’architecture institutionnelle du nouveau cadre de gestion des ressources en eau du pays, en vue d’assurer la gestion durable des ressources en eau à l’horizon 2030.
  3. Promouvoir l’amélioration de l’efficience des réseaux d’eau potable, et particulièrement des réseaux d’irrigation des aménagements hydroagricoles en vue d’une meilleure valorisation économique des ressources en eau, et contribuer plus ainsi à la réalisation de la sécurité alimentaire.
  4. Améliorer la gouvernance du sous-secteur de l’eau à travers notamment : (i) le pilotage et la coordination du sous-secteur de l’eau ; (ii) le développement des ressources humaines ; (iii) le financement durable du sous-secteur de l’eau ; (iv) la promotion de la redevabilité mutuelle des acteurs au niveau national et international ; et (v) la promotion de la coopération régionale en matière de gestion des eaux transfrontalières.

Afin de faciliter la mise en œuvre de la politique nationale de l'eau, quatre programmes nationaux ont été annexés, parmi lesquels le Programme national pour la gestion intégrée des ressources en eau. Cette Politique Nationale de l’Eau est assortie d’un schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) qui est un document d’orientation et de portée juridique, qui fixe pour chaque bassin hydrographique/aquifère les orientations fondamentales d'une gestion durable de la ressource en eau dans l'intérêt général et dans le respect des principes édictés par la loi portant régime de l'eau. Il s'impose aux décisions des collectivités territoriales décentralisées, établissements publics ou autres usagers en matière de programme pour l'eau.

Fishing boy



Programme Nationale de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PNGIRE)

La vision de la GIRE à l’horizon 2030 proposée dans le PNGIRE est : "la GIRE, un cadre de gestion trans sectoriel, participatif, par espace hydraulique cohérent, pour garantir de l’eau pour tous, sans conflits, durable et soutenir ainsi la croissance et le bien-être de la population."

Le PNGIRE s’articule sur 4 objectifs spécifiques qui sont :

  1. La mise en place d’un cadre institutionnel adapté à la GIRE.
  2. La fonctionnalité d’une contribution financière GIRE (CF-GIRE) basée sur les principes utilisateur-payeur et pollueur-payeur, et mobilisée au bénéfice du secteur de l’eau.
  3. La fonctionnalité d’une Police de l’eau, avec 2 phases : d’abord la sensibilisation/ information des populations et ensuite le contrôle/répression.
  4. Le renforcement des capacités, avec 3 volets :
    1. programme de formations diplômantes à long terme,
    2. poursuite du développement d’instruments techniques de la gestion de l’eau, de ses usages et des risques,
    3. renforcement des services techniques.

Le PNGIRE 2019-2030 se décline en trois Plans Opérationnels de quatre ans chacun. La coordination du PNGIRE est confiée à la Direction Nationale de l’Hydraulique à travers son unité GIRE. Wetlands International contribuera à la mise en œuvre de ce PNGIRE à travers le développement des outils (observatoire et OPIDIN), le renforcement des capacités et la mobilisation des connaissances.